Expériences personnel dans le mentorat au travers des cultures / Personal Experiences in Mentoring Across Cultures

by Joseph Koabike

Joseph Koabike, Translation Consultant, SIL Togo-Benin

We are happy to publish some posts both in English and in French. The English translation of this post is available below. To read in English, please scroll down.

Dans l’exercice d’encadrement en tant que mentor, j’ai eu l’occasion d’accompagner cinq personnes de cultures différentes de celles d’Afrique. Paradoxalement je n’ai pas eu de problème de communication, même lorsque certains étaient mes responsables. Contrairement aux collègues africains où les relations sont allées très loin jusque dans nos familles respectives, les relations avec mes protégés occidentaux sont restées au niveau professionnel. Un des avantages que j’ai retirés du  travail avec les collègues occidentaux, c’est le fait de pouvoir se parler librement. Ils se sentent à l’aise pour poser toutes sortes de questions. Cela m’a toujours rassuré dans mon rôle en tant que formateur des protégés. Et s’ils trouvaient une information dont ils n’étaient pas sûrs que je l’avais reçue, ils me posaient simplement la question. Ce qui m’a permis de chercher l’information qui me manquait ou de rassurer la personne que j’étais effectivement au courant de sa découverte. Cela a renforcé aussi la confiance mutuelle entre nous. Le respect mutuel a été le maître-mot et les conversations, qu’elles aient été initiées par moi ou par eux, ont été fluides et sans préjugés. J’ai appris à valoriser les approches différentes pour l’apprentissage. Il est dangereux de faire des généralisations, mais dans la plupart des cas, les protégés d’autres cultures que celles africaines ont été très réservés sur des questions qui ne relèvent pas strictement du travail. J’ai appris qu’il ne faut jamais trop insister pour que les gens réagissent comme on aurait souhaité selon sa propre culture, mais au contraire respecter ce que le protégé veut ou ce qui le met plus à l’aise.

De la même façon, j’ai appris que la culture ne s’exporte pas mais les connaissances oui. La culture étant un canal de communication, il s’agit de trouver le canal par lequel les parties prenantes se sentent toutes à l’aise. Il me semble que l’humilité et l’honnêteté sont nécessaires pour bâtir une relation de mentorat saine et fructueuse. Je dois néanmoins préciser que les relations avec tous les protégés sont restées bonnes, même si elles ne sont pas allées au-delà de l’aspect professionnel. Ce n’est pas une forme de regret que j’exprime mais la différence dans les approches. J’ai donc apprécié chaque approche à sa juste valeur. Dans tous les cas, je considère le travail de mentor comme une grâce particulière dont on doit être reconnaissant au Seigneur.

English translation:

In my role as mentor, I have had the opportunity to walk alongside five people from non-African cultures. Somewhat paradoxically, even though some of them were my managers I did not experience any communication problems. With my African colleagues, our relationships deepened to the point of including members of our families. In contrast, relationships with my Western mentees have remained at a professional level. One benefit I have discovered when working with Western colleagues is how direct they are. They feel comfortable asking all kinds of questions. This has always given me a sense of reassurance about the role I play in the training of mentees. If during their own research they found a piece of information and were unsure whether I had access to it or not, they would just ask me about it. This gave me a chance to look for the answer to their question or to reassure the person that I was indeed aware of the answer. It has also strengthened mutual trust between us. Mutual respect has been the guiding principle, and the conversations, whether initiated by me or by them, were free-flowing and unbiased. I learned and valued different approaches to learning. It is dangerous to make generalizations, but in most cases, mentees from cultures other than African cultures have been very reserved on issues that are not strictly work-related. I have learned that you should not insist that people react as you would have expected within your own culture, but instead respect the wishes of the mentee and consider how you can make him or her more comfortable.

In a similar way, I have learned that culture cannot be exported, but knowledge can. Since culture is a channel of communication, it is a matter of finding the channel with which all parties feel comfortable. It seems to me that a culture of humility and honesty is necessary to build a healthy and successful mentoring relationship. I should point out that my relationships with all my mentees have remained good, even if they have not gone beyond the professional level. By saying that I am not being critical – I appreciate the particular merits of the different approaches. I consider the mentor’s task as a special expression of grace for which we should be grateful to the Lord.

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