Au rythme du mentorat / The Rhythm Of Mentoring

by Yves Léonard

Yves Léonard, Conseiller en traduction, Wycliffe Canada & Seed Company & Société biblique américaine

The English translation of the post is just below the French original. Please scroll down to read it.

Qui d’entre nous ne voudrait pas avoir à ses côtés le soutien d’un défenseur, d’une personne engagée à favoriser sa croissance, son succès et son bien-être ? Et en échange d’un tel appui transformateur, qui d’entre nous serait prêt à en faire autant envers quelqu’un d’autre ?

Un ancien président des États-Unis a dit un jour :

« J’utilise non seulement l’intelligence que je possède, mais aussi celle d’autrui. » (Woodrow Wilson)

Une autre personne a écrit :

« Nous pouvons facilement compter les graines trouvées dans un fruit, mais pouvons-nous compter les fruits qui seront produits grâce à une seule graine ? » (Auteur inconnu)

Il en est de même pour le mentorat, qui est l’application d’une sagesse collective dont les fruits sont innombrables. Pour un mentor, le mentorat est un mécanisme qui lui permet de partager et de mettre au profit d’autrui la connaissance et la sagesse que Dieu lui a permis d’acquérir. Pour le mentoré, le mentorat est une occasion de recevoir une perspective différente, une connaissance et une vision du monde qui enrichiront son être et son empreinte sur ce monde.

Le mentorat s’applique à des disciplines de tous genres, et nous, les conseillers en traduction et les traducteurs, sommes particulièrement ciblés par le devoir de nous aiguiser les uns les autres (Pr. 27.17). L’interdisciplinarité de notre travail nous propulse dans un vaste monde de connaissances et d’applications où la coopération et la collaboration sont les fondements de notre succès. Le mentorat est donc un outil idéal pour accroître cette collaboration et faire avancer la connaissance du Message de Dieu.

Heureusement pour nous, le mentorat existe dans nos sociétés depuis la nuit des temps et sous de nombreuses formes. Par exemple, dans un contexte socioculturel africain, la transmission et l’instruction des valeurs traditionnelles sont souvent basées sur l’observation, la répétition et la participation. Même si nous cherchons à améliorer les techniques du mentorat et à sensibiliser ses utilisateurs quant à son potentiel, nous pouvons aussi bâtir sur les fondations existantes qui nous ont été transmises dans notre propre culture.

Dans le cadre de la traduction de la Bible, le mentorat est souvent perçu comme une activité à court terme pendant les séances de vérification. Cependant, si nous regardons l’ensemble de nos expériences et notre besoin de nous épauler tout au long de notre développement intellectuel et interrelationnel, il nous serait avantageux de voir le mentorat comme un besoin permanent. Le mentorat est rarement exercé sans avoir été planifié d’abord de façon mûrement réfléchie. Tout projet de traduction ferait donc bien d’inclure dans sa structure de base un plan de croissance et de mentorat afin d’encadrer convenablement tout homme et toute femme engagés dans la traduction de la Parole de Dieu.

En plus de maintenir un rapport humain et empathique avec les mentorés, l’un des autres objectifs du mentorat est de les amener à réfléchir et à découvrir eux-mêmes les solutions aux difficultés qu’ils rencontrent. Certes, voilà une tâche subtile qui requiert un savoir-faire bien particulier mais le mentor qui maîtrise cet art du questionnement possède la clé de la réflexion et de la croissance. Ce modèle d’apprentissage est clairement présent dans la rhétorique de Jésus et des auteurs bibliques, qui nous invitent à apprendre d’eux et à suivre leur exemple.

Questions de réflexion :

  • Qu’est-ce que votre propre culture enseigne concernant le mentorat ?
  • Dans votre milieu, qui sont vos mentors et vos mentorés ?

Who among us would not want the support of an advocate, someone committed to our growth, success and well-being? And in return for benefiting from  such support, who among us would not be willing to do the same for someone else? 

Who among us would not want the support of an advocate, someone committed to our growth, success and well-being? And in return for benefiting from  such support, who among us would not be willing to do the same for someone else? 

A former US President once said: 

“I use not only the intelligence I possess, but also that of others. ” (Woodrow Wilson)

Another person wrote: 

“We can easily count the seeds found in a fruit, but can we count the fruits that will be produced from a single seed? ” (Author unknown)

The same can be said of mentoring,  for the application of collective wisdom produces fruit which cannot be counted. For a mentor, mentoring is a tool to share with others the knowledge and wisdom that God has allowed him or her to acquire. For a mentee, mentorship is an opportunity to receive a different perspective, knowledge and worldview that will enrich their being and increase their impact on the world.

Mentoring applies to disciplines of all kinds, and we, as translation consultants and translators  in particular, have the duty to sharpen each other (Pr. 27.17). The interdisciplinary nature of our work propels us into a world of knowledge and applications where cooperation and collaboration are the foundations of our success. Mentoring is an ideal tool to increase this collaboration and advance the knowledge of God’s Message.

Fortunately for us, mentoring has existed in many forms in our societies since time immemorial. For example, in an African socio-cultural context, the transmission and instruction of traditional values is often based on observation, repetition and participation. While we seek to improve mentoring techniques and raise awareness of its potential, we can also build on the existing foundations that have been passed down to us in our own culture.

In the context of Bible translation, mentoring is often seen as a short-term activity during checking sessions. However, if we look at our experiences holistically and our need for support throughout our intellectual and interpersonal development, we would benefit from seeing mentoring as an ongoing need. Mentoring is rarely done without careful planning. Any translation project would therefore do well to include in its basic structure a plan for growth and mentoring in order to properly mentor every man and woman involved in the translation of the Word of God.

In addition to maintaining a friendly and empathetic relationship with mentees, one of the other goals of mentoring is to get them to reflect on and discover for themselves the solutions to the difficulties they face. This is a subtle task that requires a particular skill set, but the mentor who masters this art of questioning holds the key to reflection and growth. This model of learning is clearly present in the rhetoric of Jesus and the biblical authors, who invite us to learn from them and follow their example.

For reflection: 

  • What does your own culture teach about mentoring?
  • In your environment, who are your mentors and mentees?

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